En tant qu’experte-conseils pour les petites entreprises au sein de la Société d’aide au développement des collectivités du comté de Renfrew, j’ai comme mandat d’aider les entrepreneurs, entre autres, à démarrer leur entreprise. J’encourage toujours mes clients à élaborer tout autant un plan d’affaires qu’un plan de marketing détaillé.
Les gens se fient très souvent à la méthode de promotion du bouche-à-oreille en ce qui concerne la publicité. De nos jours, la concurrence est omniprésente. Donc, démarrer une entreprise ne permet pas à un entrepreneur, qui désire réussir, de demeurer passif dans la façon de faire sa promotion.
Il est certain que le fait de combiner plusieurs techniques traditionnelles (ex. publicités écrites, cartes d’affaires, brochures publicitaires, site Web, etc.) à une campagne active de bouche-à-oreille peut définitivement faire augmenter le bourdonnement* autour de l’entreprise en question. *Le bourdonnement est en fait une technique de marketing communément appelée « buzz » qui signifie ‘’faire du bruit autour de l’entreprise’’ afin d’en augmenter sa visibilité.
Après avoir effectué quelques recherches dans ce domaine, j’ai découvert que la méthode du bouche-à-oreille est plutôt devenue un art, certains oseraient même avancer que c’est une « science ». Tout le monde parle des produits ou des services offerts. Par exemple, en complimentant une personne sur sa nouvelle coiffure, ou sur ses nouveaux souliers, en discutant d’émissions de télé ou d’un livre, ou même en montrant sa dernière acquisition en matière de technologie.
Il n’existe que très peu d’occasions de provoquer le bouche-à-oreille. Ce genre de communication a généralement lieu lorsqu’un nouveau produit et/ou une nouvelle campagne de publicité est lancée ou modifiée. Le bouche-à-oreille se génèrent de manières imprévisibles à travers diverses formes de réseaux (sociaux, communautaires, etc.) et peut ainsi rejoindre différentes communautés démographiques.
Les gens aiment bien raconter des histoires. Le fait de dire uniquement qu’un produit est excellent, ne suffit pas. Ils doivent avoir leurs propres expériences à raconter ce qui rend leur histoire fort plus intéressante. L’approche du bouche-à-oreille permet de relier certains éléments entre eux tels que la connaissance d’un produit, l’expérience des individus et la puissance du marketing.
Les éléments fondamentaux de la méthode de promotion du bouche-à-oreille :
- faire connaître vos produits et services aux gens;
- identifier les personnes qui vont vraisemblablement partager leurs opinions;
- fournir les outils nécessaires aux gens pour qu’ils puissent faire circuler l’information plus facilement;
- observer la manière, l’endroit et le moment lors desquels les opinions sont échangés;
- écouter les rétroactions et les commentaires émis.
Voici quelques suggestions afin de susciter le bouche-à-oreille : donnez des coupons-rabais aux clients et des cartes d’invitation; offrez des échantillons gratuits accompagnés d’un manuel dans lequel figure notamment, des activités, diverses utilisations du produit/service, ou autres renseignements promotionnels entourant le produit ou le service.
Veuillez également créer un guide relatant l’histoire du produit en question ou du service offert et mentionnez-y certains faits intéressants au sujet du design et/ou de l’entrepreneur. Donnez des articles promotionnels tels que des tapis de souris d’ordinateur, des feuillets autoadhésifs ou autres objets promotionnels intéressants.
La technique marketing du bouche-à-oreille est une forme de publicité qui ne date évidemment pas d’aujourd’hui. C’est en fait le média le plus vieux qui existe. En jumelant l’approche du bouche-à-oreille à d’autres méthodes de promotion, les résultats pourraient être extrêmement positifs. Votre tâche est maintenant d’explorer à nouveau ce sujet, de créer et de mettre en oeuvre un plan de mise en marché basé sur l’approche du bouche-à-oreille. Enfin, impliquez-vous activement dans le processus, de façon à provoquer un « buzz » permettant de promouvoir votre compagnie.
Article préparé par :
Janice Hollingworth Agente de développement commercial SADCCR
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